sabiduriaLa sagesse est-elle liée à l’âge ? En ce qui me concerne, je ne pense pas.

La sagesse est liée à l’amour, elle implique de savoir donner et de faire preuve d’empathie sans critique ni jugement. La sagesse c’est aussi savoir accepter une opinion différente sans que l’égo n’intervienne, en laissant de l’espace à l’autre et en lui laissant une place.

La sagesse se cultive par la bienveillance et la bonté, associée à des échanges humains purs et sans justification.

Vivre dans la sagesse, ouvre l’esprit et permet de découvrir que nous sommes tous uniques et complémentaires.

En poussant la réflexion plus avant, qu’est ce qui alimente la sagesse ? C’est l’expérience ! Mais pas n’importe laquelle : l’expérience nourrie par nos actes de bonté.

Cette expérience qui n’est pas liée à l’âge, mais à notre générosité, notre humilité quand nous agissons sans aprioris.

Expérience, quel joli mot ! Que serions-nous sans expériences ? Sans souvenirs ? Sans la richesse de vivre des événements agréables ou désagréables ? Sachons que le désagréable nous nourrit aussi.

Par exemple, expérimenter la peur est difficile certes, mais sachant que cette émotion est là pour nous avertir d’un éventuel danger, sachons l’écouter avec recul et sagesse pour savoir identifier si cela est un vrai danger ou non, et réagir pour ainsi apprendre d’elle.

L’apprentissage nous donne des connaissances. Mais l’éducation ne s’arrête pas là, nous devons ensuite y réfléchir et le valider. Nous nourrissons ainsi la chaîne de l’intelligence et de la sagesse humaine.

Conceptuellement, l’intelligence est la capacité à appliquer les connaissances acquises. Mais l’intelligence ne sert à rien si nous n’utilisons pas les connaissances avec sagesse. C’est le syndrome du perroquet qui à la capacité de répéter ce que l’on lui apprend, mais qui ne comprend pas la signification de ce qu’il répète.

Sachons donc ne pas être uniquement un perroquet ! Remplissons plutôt notre conscience de sagesse.

La sagesse est un savoir plus intrinsèque, elle est plus profonde que la simple analyse, car elle a aussi une dimension émotionnelle.

Une mère a de la sagesse lorsqu’elle regarde son enfant faire une bêtise anodine ; elle sait que son enfant a besoin de faire sa propre expérience, d’essayer, de tester, et de vivre après les conséquences de ses actes.

Cette mère va donner à son enfant son plus beau sourire, et lui demandera s’il a besoin de son aide, sans lui avoir fait de critique ni de reproche.

L’amour grandit au contact de la sagesse et vice-versa. La sagesse nous aide à mieux comprendre les situations et les émotions bloquées en notre intérieur, nous amenant à évaluer et à promouvoir la compassion et la compréhension.

J’aime citer en exemple Matthieu Ricard lorsqu’il dit : « S’ouvrir aux autres est une preuve d’intelligence […] Vous ne pouvez pas refuser de retirer votre main du feu et vous plaindre d’être brûlé ! Si vous n’avez pas compris que l’égocentrisme vous rendrait misérable, passez un week-end à ne cultiver que cela et voyez comment vous vous sentez le dimanche soir. Le week-end suivant, essayez de cultiver l’empathie et l’altruisme, et comparez. Être dans l’ouverture et dans la considération de l’autre procure un réel soulagement. C’est une bouffée d’air. Parce que cela va avec le courant de la réalité : nous sommes tous interdépendants. »

Pour finir, j’aimerais partager avec vous cette citation d’Isaac Asimov :

« L’aspect le plus triste de la vie actuelle est que la science gagne en connaissance plus vite que la société en sagesse ».

 


Ana Lombard

Spécialiste en Éducation Émotionnelle et en Gestion du Stress

au Centre Enlace ‘Terapias Naturales Cuerpo y Mente’

@AnaEnlace